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Autocar, train ou avion : quel transport pour un pèlerinage

Par Jacques · · 4 min de lecture

Train spécial de pèlerins italiens à quai en gare de Toulouse-Matabiau, en route vers Lourdes
Un train de pèlerins italiens en route vers Lourdes, à quai à Toulouse-Matabiau. Source : Wikimedia Commons / Smiley.toerist / CC BY-SA 4.0

Le pèlerinage en autocar reste la formule la plus répandue pour les groupes paroissiaux et diocésains en France : un seul véhicule, des prières et des chants pendant la route, et un prix par personne qui baisse quand le car est plein. Le train garde l’avantage pour Lourdes et pour les malades, l’avion s’impose dès que la destination dépasse une journée de route, et la Terre Sainte ne se rejoint qu’en vol.

L’autocar, la route partagée

Le car part de la paroisse, s’arrête devant l’hôtel et suit le groupe toute la semaine sur place : c’est son grand atout. Il convient bien aux trajets de 500 à 900 kilomètres, comme Paris–Lourdes (environ 800 km) ou Lille–Lisieux. Au-delà, la fatigue l’emporte vite.

La réglementation européenne encadre le temps de conduite : un conducteur ne roule pas plus de 4 h 30 sans une pause de 45 minutes, ni plus de 9 heures par jour (10 heures deux fois par semaine). Concrètement, un trajet Paris–Lourdes d’une dizaine d’heures demande soit deux conducteurs, soit une journée complète avec pauses. Pour Rome, à environ 1 400 km, il faut compter deux jours de route avec une nuit d’étape, souvent en Provence ou en Italie du Nord, ce qui rallonge le séjour de deux nuits d’hôtel.

  • Pour : porte-à-porte, bagages illimités en soute, souplesse sur place, ambiance de groupe.
  • Contre : durée, fatigue des personnes âgées, peu adapté aux fauteuils roulants sauf car équipé d’un élévateur.

Le train, roi de Lourdes

Le train a façonné Lourdes : dès la fin du XIXe siècle, les pèlerinages nationaux y descendaient par convois entiers, et la gare reste reliée directement à Paris par TGV, en un peu moins de cinq heures pour les liaisons les plus rapides. Plusieurs diocèses continuent d’affréter des trains entiers ou des voitures réservées pour leur pèlerinage annuel, ce qui permet de voyager ensemble à un tarif de groupe.

Les hospitalités diocésaines utilisent aussi le rail pour accompagner les malades : voitures aménagées, couchettes, équipes de brancardiers à chaque porte. Le nombre de ces trains a diminué, au profit de l’autocar et de l’avion, mais quand ils existent, ils restent la façon la plus confortable pour une personne allongée ou très fatiguée de rejoindre la grotte.

Ailleurs, le train fonctionne bien pour Lisieux depuis Paris-Saint-Lazare, pour Paray-le-Monial via Mâcon ou Le Creusot, et pour Rome en combinant TGV jusqu’à Milan et train rapide italien, en une longue journée.

L’avion, pour gagner des jours

Pour Rome, Fatima, Cracovie ou Mexico, l’avion transforme un voyage de quatre jours en séjour de quatre jours sur place. Les agences de pèlerinage réservent des places sur les vols réguliers, et affrètent parfois un vol spécial pour les grands pèlerinages diocésains vers Lourdes, qui dispose de l’aéroport de Tarbes-Lourdes-Pyrénées, à une dizaine de kilomètres de la ville.

Destination Autocar depuis Paris Train depuis Paris Avion depuis Paris
Lourdes environ 10 h un peu moins de 5 h (direct) environ 1 h 20
Rome 2 jours une journée avec correspondance environ 2 h
Fatima 2 jours peu pratique environ 2 h 30 jusqu’à Lisbonne
Jérusalem — — 4 h 30 à 5 h jusqu’à Tel-Aviv

Pour la Terre Sainte, il n’y a pas d’alternative : vol vers Tel-Aviv, ou parfois vers Amman pour un circuit qui commence par la Jordanie, puis car climatisé sur place avec un guide. Les liaisons aériennes vers la région changent au gré de la situation : avant de payer l’acompte, relisez les conseils aux voyageurs publiés par France Diplomatie pour Israël, les Territoires palestiniens et la Jordanie.

Combiner les moyens de transport

Beaucoup de pèlerinages mêlent deux modes. Un groupe paroissial peut rejoindre Lourdes en train et circuler sur place à pied, la ville étant compacte. Un pèlerinage à Rome peut partir en avion et rentrer en car par Assise. Sur le chemin de Compostelle, le retour de Santiago se fait en train ou en avion depuis l’aéroport de Saint-Jacques. Au retour de Galice, j’ai pris une fois le train jusqu’à la frontière, une autre fois l’avion : le train de pèlerins laisse le temps de digérer le chemin, l’avion ramène le lundi au travail.

Le prix, poste par poste

Le transport représente une grosse part du budget d’un pèlerinage. En car, le coût de location se partage entre les passagers : un car de 50 places plein divise la facture par deux par rapport à un car à moitié vide. En train, les tarifs de groupe et les cartes de réduction jouent beaucoup, surtout réservés tôt. En avion, les vols réguliers achetés plusieurs mois à l’avance restent souvent moins chers que les vols spéciaux. Avant de signer, vérifiez ce qui est inclus : bagages, transferts entre aéroport et hôtel, pourboires du chauffeur et du guide, assurance voyage.

Questions de pèlerins

Combien de temps dure un trajet en car de Paris à Lourdes ?

Comptez une dizaine d'heures pour environ 800 kilomètres, pauses réglementaires comprises. Avec un seul conducteur, le trajet occupe une journée complète ; avec deux, il peut se faire de nuit.

Peut-on aller à Lourdes en train avec un fauteuil roulant ?

Oui, les TGV disposent de places pour fauteuils roulants et d'un service d'assistance en gare à réserver à l'avance. Les hospitalités diocésaines organisent aussi des voyages adaptés pour les malades, en train ou en car équipé.

Quel est le meilleur moyen de transport pour un pèlerinage à Rome ?

L'avion pour un séjour court, avec environ deux heures de vol depuis Paris. Le car convient aux groupes qui veulent s'arrêter à Assise ou en Italie du Nord, à condition d'accepter deux jours de route à l'aller.

Faut-il prendre l'avion pour aller en Terre Sainte ?

Oui, dans les faits : les vols vers Tel-Aviv ou Amman sont la seule solution pratique depuis la France. Sur place, les groupes circulent en car avec un guide agréé.

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